Les sciences et les techniques au féminin, Carolyn Shoemaker (1929-2021), Claude Frasson

Plus de neuf cents objets astronomiques, tel est l’héritage laissé par Carolyn Shoemaker. Née le 24 juin 1929 à Gallup, au Nouveau-Mexique (États-Unis), la jeune Carolyn ne tournera cependant pas tout de suite ses yeux vers le ciel mais vers des affaires bien terrestres. Elle obtient, en effet, en 1950 une maîtrise en histoire et sciences politiques de l’université d’État de Californie. D’abord enseignante, sa carrière est brève car elle devient rapidement l’assistante de son mari, Eugene M. Shoemaker, un des fondateurs de la planétologie.


Dans le cadre du projet PACS (Palomar Asteroid & Comet Survey), les époux Shoemaker utilisent sept nuits par mois un télescope de l’observatoire Palomar. C’est dans ce contexte d’émulation que son goût pour l’astronomie va se muer en véritable passion. Outre les astéroïdes, elle s’intéresse tout particulièrement aux comètes et en découvre pas moins de trente-deux entre 1980 et 1994. La découverte la plus importante se fera en collaboration avec son mari ainsi que Henry E. Holt et David H. Levy : la comète Shoemaker-Levy 9. Celle-ci, en s’écrasant sur Jupiter, fournit de nouvelles informations concernant cette planète ainsi que sur le phénomène de collision entre deux objets du système solaire. En 1996, pour sa contribution à l’astronomie, Carolyn Shoemaker reçoit le titre de docteur honoraire de la part de la Northern Arizona University ainsi que deux médailles : la NASA Exceptional Scientific Achievement Medal en 1996 et la James-Craig-Watson en 1998. Disparue en 2021, elle est toujours présente dans le ciel, où un astéroïde, le 4446, a été baptisé Carolyn en son honneur.

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