Le nouveau numéro de la revue progressistes sur la restitution des débats à propos du plan empreinte 2050 est maintenant disponible en ligne.
Pour télécharger le numéro de Progressistes n°52 (numéro avril-mai-juin 2026) cliquez sur ce lien ou sur l’image ci-dessous :

Les articles individuels seront mis en ligne prochainement

Si la population française en 2050 n’augmentait que d’environ 1 million d’habitants au lieu des 4 millions initialement projetés, cela aurait plusieurs conséquences :
Une demande énergétique plus faible : moins d’habitants signifie généralement moins de logements à chauffer, moins de déplacements, une consommation moindre d’électricité et d’eau chaude, ainsi qu’une demande plus faible en biens et services.
Des besoins réduits en nouvelles infrastructures : il pourrait être nécessaire de construire moins de logements, d’écoles ou d’équipements publics, ce qui diminuerait également les besoins énergétiques liés au bâtiment.
Cependant, la consommation d’énergie ne dépend pas uniquement du nombre d’habitants. D’autres facteurs peuvent avoir un effet bien plus important :
l’électrification des usages (véhicules électriques, pompes à chaleur, industrie) peut augmenter fortement la consommation d’électricité, même avec une population stable ;
la rénovation énergétique des bâtiments peut au contraire faire baisser les besoins ;
les politiques de sobriété énergétique et les progrès technologiques jouent également un rôle majeur ;
la réindustrialisation ou, à l’inverse, la désindustrialisation influencent fortement la demande électrique.
En pratique, une croissance démographique plus faible pourrait conduire à réduire les besoins globaux d’énergie, mais cela ne signifie pas automatiquement qu’il faudrait produire beaucoup moins d’électricité. La transition vers une économie décarbonée repose justement sur un remplacement des énergies fossiles par l’électricité, ce qui peut maintenir, voire accroître, les besoins en production électrique malgré une population presque stable.
En conclusion, une hausse démographique limitée à environ un million d’habitants d’ici 2050 conduirait probablement à une baisse des besoins énergétiques par rapport aux scénarios fondés sur une croissance de quatre millions d’habitants. Toutefois, le dimensionnement futur du système électrique dépendra surtout de l’ampleur de l’électrification des transports, du chauffage et de l’industrie, ainsi que des gains d’efficacité énergétique et des choix de politique énergétique.