La science est-elle à l’origine de tous les maux ?, Olivier Gebuhrer*

Université d’été du PCF de 2013

*Olivier Gebuhrer est mathématicien.


La Présentation poursuit deux objectifs connexes. La Science comme telle est aujourd’hui sur la sellette ; elle fait figure d’accusée en dépit d’un résidu de fascination. Le premier objectif consiste à éclaircir les termes du débat. Ceci fait l’objet d’un parcours de trois exemples emblématiques, La Bombe, les OGM, les « Mathématiques financières ». On essaie de situer ces exemples dans une perspective historique. Le premier exemple, s’il ne tente pas le vain exercice de laisser à l’écart des responsabilités la communauté scientifique, montre la flèche de responsabilité qui est avant tout celle du pouvoir de décision politique. Le second exemple tente de répondre à l’idée répandue selon laquelle « les scientifiques jouent aux apprentis sorciers ». Il montre comment on passe sans transition de la mise en cause des activités prédatrices des multinationales de l’Agroalimentaire à celle des scientifiques et de leur supposée « inconscience des risques ». Le troisième exemple vise à tracer à grands traits les avatars d’une dégénérescence systémique du capitalisme. Il est devenu impossible de traiter de « la science en soi » et ces exemples appellent des études approfondies sur les liens entre le développement scientifique, rapports sociaux, forces productives. (voir à ce sujet le livre majeur « La révolution oubliée » de Lucio Russo – Springer) Le second objectif vise à indiquer d’une part des aspects – non exhaustifs mais fondamentaux – de la démarche scientifique. Sont ici convoqués notamment les deux physiciens Richard Feynmann pour qui « l’expérimentation est le seul juge de la vérité scientifique », et Jacques Solomon (communiste, fusillé par les nazis), lequel écrit « L’usage des instruments de mesure, nécessite l’élaboration de toute une théorie de sorte qu’entre la sensation qualitative que nous éprouvons… Et le résultat de l’expérience tel que le physicien le formule, il y a un pas immense que la théorie, et seule la théorie, permet de franchir » dans un remarquable article publié dans le N° 374 de « La Pensée ». L’auteur, sous réserve de frais intellectuels nouveaux et d’une démarche exigeante conclut en parcourant deux exemples significatifs de la physique contemporaine (la Mécanique quantique et la Théorie de la Relativité Générale) « Seule une conception matérialiste dialectique est en mesure de percer le mystère du progrès scientifique ».

 

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