La déforestation : un des enjeux majeurs de la crise écologique globale, François Ramade*

Souvent sous-estimée, la déforestation est aujourd’hui un phénomène massif, en voie d’accélération sous les effets combinés des besoins en bois de chauffage et de la pression foncière exercée par l’agriculture. Puits de carbone et réserves précieuses de biodiversité, les forêts ne sont certainement pas protégées à la mesure des risques planétaires que fait peser leur disparition.

*François Ramade est professeur honoraire d’écologie à l’université de Paris-Saclay.

Certaines manifestations de la crise écologique globale ont pris au cours des toutes dernières décennies une telle ampleur qu’elles sont devenues perceptibles au grand public. C’est en particulier le cas du changement climatique, marqué par une hausse continue des températures. C’est aussi celui de l’effondrement de la biodiversité planétaire, perceptible partout dans le monde, la raréfaction des oiseaux communs, tels les moineaux, étant remarquée par quiconque en Europe et la disparition des insectes par tout automobiliste par suite de la quasi absence d’impact d’insectes sur les pare-brise des automobiles, même en plein été !

LA DÉFORESTATION S’ACCÉLÈRE SUR TOUS LES CONTINENTS

En revanche, la déforestation dont a déjà résulté une régression spectaculaire de la couverture forestière dans l’ensemble des pays en voie de développement et dans ceux dits « émergents » reste relativement méconnue dans les pays développés. Cela provient de ce qu’elle affecte essentiellement les forêts tropicales, bien que cette destruction impacte l’ensemble de la biosphère, en particulier le climat de la planète.

L’éradication des forêts tropicales a connu une spectaculaire accélération à partir du milieu du siècle dernier. Elle sévit sur tous les continents, affectant tout autant l’Afrique subsaharienne que l’Amérique tropicale, l’Asie du Sud et l’Indo-Malaisie.

Les forêts boréales tempérées subissent la pression des industries du papier.

L’importance de la déforestation est de mieux en mieux évaluée grâce aux données de la télédétection. Néanmoins, une polémique subsiste entre les écologues et les organismes gouvernementaux tels que la FAO, qui à l’image des autres agences des Nations unies a toujours minimisé l’ampleur des problèmes environnementaux. Ainsi, dans ses publications actuelles, la FAO estime que dans le monde, depuis le début de l’avant-dernière décennie, la perte de forêts serait en moyenne de l’ordre de 150000 km2 par an alors que les chercheurs en écologie forestière « non gouvernementaux » considèrent que celle-ci excède les 200000 km2 par an1.

On assiste également à une régression – bien que moins importante et plus localisée que celle des forêts tropicales – de forêts boréales, et même tempérées, dans certains pays du Nord, surtout du fait de la coupe de boisements de conifères pour la production de pâte à papier.

La FAO estime que dans le monde, depuis le début de l’avant-dernière décennie, la perte de forêts serait en moyenne de l’ordre de 150000 km2 par an alors que les chercheurs en écologie forestière
« non gouvernementaux » considèrent que celle-ci excède les 200000 km2 par an.

En date plus récente, des incendies géants de forêts, liés au réchauffement climatique global – en particulier en Russie, mais aussi au Canada et dans le Far-West américain, surtout en Californie – ont causé la destruction de vastes surfaces boisées.

Par ailleurs, les coupes destinées aux usages industriels du bois ont été dans les pays développés – de façon certes moins importante en proportion générale des surfaces forestières qui leur sont propres – la cause d’une forte régression de forêts tempérées, et même tropicales, par des coupes ras effectuées par des sociétés forestières privées auxquelles les États concernés avaient accordé des concessions d’exploitations de forêts nationales. Ainsi, d’importantes surfaces de forêts de conifères tempérées ont été éradiquées dans le nord-ouest des États-Unis et le sud-ouest du Canada, et maintenant en Sibérie orientale, par de telles sociétés. De même, en Australie, au Queensland, la forêt vierge tropicale qui s’étend depuis la Cordillère australienne jusqu’au rivage de la mer de Corail a été en grande partie détruite par des sociétés auxquelles l’État du Queensland avait cédé des concessions2. Les mêmes ravages ont été commis en Nouvelle-Zélande par ces sociétés forestières dans les forêts primaires subtropicales de podocarpacées, dont l’essentiel des surfaces a été remplacé par des boisements de pins, réputés plus rentables car à croissance très rapide et produisant un bois mieux adapté aux usages industriels !

PRÉSERVER LES FORÊTS FACE AUX BESOINS DE L’INDUSTRIE, DE L’AGRICULTURE, DES MÉNAGES

Les causes de la déforestation sont nombreuses. La première et la plus ancienne est la coupe des forêts pour faire du feu : depuis le début du néolithique jusqu’au début de l’ère industrielle elle a été le facteur majeur de déforestation.

La consommation mondiale de bois est en croissance constante, car elle est directement liée à celle de la démographie. Elle excédait en 2020 les 3,5 milliards de mètres cubes, dont 2,25 milliards résultaient de l’utilisation du bois comme source d’énergie, car ce combustible demeure le plus utilisé pour les usages domestiques, représentant encore la principale source d’énergie domestique dans bien des pays du tiers monde. En conséquence, dans certains pays d’Afrique sahélienne, par exemple, il faut de nos jours s’éloigner de plusieurs dizaines de kilomètres des grandes villes pour commencer à trouver une végétation encore arborée ! Actuellement, l’usage du bois énergie mis à la mode avec la complaisance des « verts » au motif qu’il s’agit d’une ressource renouvelable redevient, même dans nos pays, un facteur de déforestation. Ainsi, en France, les forêts privées et celles gérées par l’ONF sont de plus en plus exploitées pour produire des granulés et autres combustibles, avec une intensité des prélèvements qui localement excèdent déjà le taux de productivité ligneuse des boisements, ce qui conduira à une régression de nos forêts si cela continue de s’étendre.

Les autres usages du bois correspondant à la production de papier et de carton sont en croissance rapide. Leur production consomme 1 milliard de mètres cubes par an, surtout de conifères dont les fibres, longues, sont mieux adaptées à la fabrication du papier. Cette production de papier est la cause d’une surexploitation des forêts de conifères tempérées et boréales. En revanche, la consommation de bois d’œuvre, même si elle conduit aujourd’hui encore à des coupes scandaleuses tant en Afrique qu’en Amérique tropicale, se traduisant en particulier par une raréfaction d’essences telles que l’acajou ou l’okoumé et bien d’autres espèces de bois précieux, n’intervient que de façon très minoritaire dans l’actuel déboisement des forêts tropicales.

2,25 milliards de mètres cubes de bois sont utilisés chaque année comme source d’énergie, notamment domestique

En effet, en dépit de l’importance quantitative de la coupe des forêts tropicales partout dans le monde, la principale cause actuelle de déboisement est la destruction des forêts, généralement par l’incendie, afin de récupérer des surfaces cultivables. Cette défriche s’effectue à un rythme de plus en plus rapide et affecte des surfaces considérables. Le cas de l’Amazonie brésilienne est bien connu, car très largement documenté par les médias. L’éradication des forêts amazoniennes pour la mise en valeur agricole de cette région du Brésil commença au début des années 1960, sous la dictature militaire, par la construction d’un réseau de routes transamazoniennes qui permit la pénétration dans des massifs forestiers autrefois inaccessibles comme celui du Rondônia. La moitié de la surface de ce massif fut détruite à partir de la fin des années 1960 et son déboisement a continué jusqu’à nos jours, quasi uniquement par le biais de l’incendie afin de récupérer des terres pour leur mise en culture ou pour leur conversion en pâturages. L’Amazonie brésilienne a déjà perdu le quart de sa surface initiale et les incendies y ont connu un regain calamiteux sous Bolsonaro3, où en 2021 on en a compté plus de 75000 !

La principale cause actuelle de déboisement est la destruction des forêts, afin de récupérer des surfaces cultivables, généralement par l’incendie.

Mais en réalité, le feu est utilisé partout ailleurs dans le monde pour éradiquer des forêts tropicales afin de mettre ces terres en culture. C’est en particulier le cas de l’Indonésie, qui constitue le 3e massif de forêts tropicales du monde. L’éradication des forêts pour créer des cultures y a été la cause de gigantesques feux de forêts, dont celui de Bornéo, en 1984, qui a détruit 50000 km2 d’un seul tenant dans le Kalimantan oriental, soit la surface de la Belgique, du Luxembourg et d’une partie de la Hollande réunis4. D’autres incendies aussi catastrophiques eurent lieu à Sumatra, Bornéo et Célèbes au début des années 2000 ! À l’échelle mondiale, la mise en culture de zones étendues après déboisement résulte de deux causes majeures.

La principale cause actuelle de déboisement est la destruction des forêts, afin de récupérer des surfaces cultivables, généralement par l’incendie.

La première tient à l’intervention de multinationales agroalimentaires ou de latifundiaires ayant acquis, souvent illicitement comme au Brésil, d’immenses étendues de forêts pour pratiquer des cultures industrielles, en particulier de soja, de palmier à huile ou de la canne à sucre. Au Brésil, l’extension des cultures de soja s’est certes faite en Amazonie, mais aussi au sud-est de celle-ci, dans le Cerrado, où croissent des écosystèmes forestiers particulièrement vulnérables par suite de la présence d’une période aride prolongée au cours du cycle annuel. De vastes surfaces de forêt ont été détruites en Asie du Sud-Est et en Afrique pour y pratiquer la culture du palmier à huile. Dans le nord de Bornéo, au Sabah, près de 20 millions d’hectares de forêts vierges possédant une des plus riches biodiversités de la biosphère ont été détruits pour y planter d’immenses étendues de ce palmier.

L’autre cause de déforestation pour la mise en culture, qui se rencontre dans la totalité des pays en voie de développement, résulte de la croissance démographique qui implique une augmentation de la production vivrière. En Afrique subsaharienne, mais aussi dans certains pays d’Asie du Sud, des parcs nationaux et autres réserves naturelles analogues sont « squattérisés » par des paysans sans terre qui éradiquent leurs forêts « protégées » et mettent en culture de façon illicite des surfaces importantes de ces aires protégées. Ailleurs, les forêts tropicales ont été éradiquées pour pratiquer l’élevage extensif, ce qui en un temps fut même la cause principale de déforestation en Amazonie et en Amérique centrale.

CONSÉQUENCES ÉCOLOGIQUES ET ENVIRONNEMENTALES

Les conséquences de la déforestation sont à la fois nombreuses et catastrophiques. Il en résulte une érosion des sols, une perturbation du cycle de l’eau, des effets climatiques directs tels que la diminution des précipitations, la désertification, et indirects par l’émission massive de CO2 et autres GES dans l’atmosphère. Enfin, la déforestation constitue de nos jours le premier facteur d’extinction de la biodiversité.

L’érosion des sols s’installe partout dans les zones de relief qui ont été déboisées. Outre ses effets directs qui empêchent la reprise de la couverture forestière et les catastrophes « naturelles » associées, tels les glissements de terrain et les avalanches dans les montagnes de climat tempéré, cette érosion peut dégrader les terrains situés en aval, même en plaine, par apport de matériaux grossiers. Elle conduit aussi à une dégradation de la qualité hydrobiologique des cours d’eau. Ainsi, dans l’État de Washington, les coupes ras des forêts de conifères croissant sur les flancs de la chaîne montagneuse des Cascades ont provoqué l’effondrement de la population de saumons du fleuve Columbia par ensablement et comblement par des embâcles de leurs frayères. La coupe ras de ces forêts a provoqué l’érosion des pentes de montagnes au-dessus de cet ancien site de pêcheries salmonicoles naguère prospères.

Cette érosion des sols provoque le comblement rapide des lacs de retenue, ou lacs de barrage. En Afrique tropicale et dans certaines autres régions du monde fortement déboisées, certaines de ces retenues ont été comblées en une trentaine d’années. La déforestation démentielle qu’a subie l’Éthiopie, mais aussi les régions situées plus en amont, fait que le grand barrage d’Assouan, qui était prévu pour ne s’envaser qu’après au moins trois cents ans pourrait, se combler en un siècle !

La déforestation constitue de nos jours le premier facteur d’extinction de la biodiversité.

L’érosion provoque également un alluvionnement important des cours d’eau et l’envasement des estuaires, entraînant sur les côtes des mers tropicales la mort des récifs coralliens, lesquels ne peuvent se développer que dans des eaux transparentes. La déforestation perturbe aussi gravement le cycle de l’eau en favorisant le ruissellement au détriment de l’infiltration, et donc de l’alimentation des aquifères souterrains. En conséquence, elle provoque un accroissement de la fréquence des inondations en saison des pluies et un assèchement des rivières en période estivale. Cela s’observe dans de nombreuses régions du monde où le déboisement a conduit à une quasi-éradication de la forêt. Ainsi, à Haïti les rivières peuvent être asséchées pendant plusieurs semaines en saison sèche alors qu’à Saint-Domingue voisin, où les forêts ont été préservées, les cours d’eau ne connaissent jamais de période d’assèchement.

Les entomologistes, qui ont décrit un million d’espèces d’insectes, estiment que l’Amazonie en abrite huit millions.

La désertification dans les régions du monde où il existe une période d’aridité annuelle prolongée est la conséquence directe de la disparition des forêts. Elle affecte particulièrement les régions méditerranéennes et la Chine, foyer de civilisations plus que millénaires. Elle a pour corollaire le déboisement résultant dès les débuts du néolithique de l’action combinée du feu, de la hache et du pâturage en forêt. En conséquence, alors que la Chine historique, celle des dix-huit provinces, était boisée à 90 % au début du néolithique, elle est actuellement couverte à 30 % de zones arides. Le même phénomène s’est observé sur le pourtour méditerranéen. En Tunisie, à l’époque romaine, les éléphants d’Hannibal, qui appartiennent à l’espèce de forêt (Loxodonta cyclotis) identifiée grâce aux dessins très précis qu’en firent les Romains, étaient capturés dans le Sud tunisien, où de nos jours ne se rencontrent que des steppes arides. L’impact climatique des forêts pluvieuses tropicales est particulièrement important, car elles jouent un rôle majeur dans le régime des précipitations des zones où elles croissent. En effet, il a été démontré que l’essentiel des pluies qu’elles reçoivent provient non pas des dépressions océaniques mais de la condensation de la vapeur d’eau qu’elles rejettent dans l’atmosphère par évapotranspiration, phénomène qui régit la circulation de la sève chez les plantes. Les méthodes isotopiques, qui permettent de distinguer l’eau évapotranspirée par les arbres de celle amenée par les dépressions océaniques, ont permis de démontrer que 80 % de la pluie qui tombe sur l’Amazonie provient de l’évapotranspiration par la biomasse des arbres, et non de l’Atlantique… La coupe totale de la forêt amazonienne transformerait donc rapidement la région en un nouveau Sahel ! Dès à présent, les États les plus déboisés, pourtant les plus proches de l’Atlantique, présentent une baisse des hauteurs de pluies pouvant dépasser de 50 % leur valeur initiale. En conséquence, divers modèles climatiques ont montré que la déforestation de l’Amazonie va provoquer, bien au-delà de son propre territoire, une aridification du climat dans l’ensemble de l’Amérique tropicale.

En Afrique tropicale et dans certaines autres régions du Monde fortement déboisées, certaines retenues ont été comblées en une trentaine d’années.

Par ailleurs, la destruction des forêts, en particulier des forêts tropicales, contribue de façon significative à la perturbation du cycle du carbone, dans une ampleur comparable au rôle joué par l’usage des combustibles fossiles. La déforestation introduit dans l’atmosphère des masses considérables de CO2 et d’autres GES dérivés de cet élément. Il en résulte qu’elle est devenue un facteur non négligeable du réchauffement planétaire !

La coupe ras des forêts peut provoquer le comblement rapide des lacs de retenue des barrages hydrauliques.

Enfin, la déforestation constitue un facteur majeur de disparition de la biodiversité, car on estime que 80 % de la biodiversité continentale de la biosphère est inféodée aux forêts, essentiellement tropicales. Ainsi, alors que la science a décrit au total un million d’espèces d’insectes pour l’ensemble de la planète, des recherches effectuées en Amazonie suggèrent que ces forêts en hébergeraient au total pas moins de huit millions, dont la grande majorité reste donc à découvrir.

80 % de la pluie qui tombe sur l’Amazonie provient de l’eau évapotranspirée par la biomasse des arbres et non de l’Atlantique… la coupe totale de la forêt Amazonienne la transformera donc rapidement en un nouveau Sahel !

En réalité, la déforestation affecte l’ensemble des communautés vivantes inféodées aux forêts. L’intrusion de peuplement humain consécutive à la pression démographique conduisant à la mise en cultures pour la production alimentaire de zones forestières tropicales contribue aussi à l’apparition de nouvelles épizooties et au passage de virus pathogènes dans des populations humaines qui auparavant ne se trouvaient pas en contact rapproché avec de nombreuses espèces animales sauvages6. La déforestation constitue en définitive un agent majeur de la crise écologique globale. Elle est en cause dans trois des constituants primordiaux de la crise mondiale de l’environnement qui ont donné lieu aux trois conventions internationales promulguées lors de la conférence de Rio en 1992 : celles sur les changements climatiques, sur la disparition de la biodiversité et sur la désertification.

La désertification, dans les régions du monde où existe une période d’aridité annuelle prolongée, est la conséquence directe de la disparition des forêts.

Il serait temps que les dirigeants des principales nations du monde qui y contribuent prennent enfin les mesures qui s’imposent et que préconisent les instances scientifiques internationales compétentes afin d’y mettre un terme définitif. Hélas, nous doutons que cela soit dès à présent possible sur une planète dominée par le capitalisme ultralibéral mondialisé.

  1. Cette différence tient en ceci que la FAO et diverses agences internationales gouvernementales (ou nationales) comptent souvent comme « forêt » des formations végétales dont la couverture en arbres est discontinue, couvrant à peine 10 % de la surface au sol.
  2. Avant qu’un terme définitif n’y soit mis, au début de la dernière décennie, a été détruite une forte proportion de la surface qu’occupait cette forêt qui croît dans la région de la planète où apparurent, au secondaire, les premières plantes à fleurs.
  3. La destruction annuelle de surfaces de forêts amazoniennes a battu des records sous la mandature de ce triste personnage, qui avait abrogé toutes les mesures de protection de la forêt amazonienne prises par Lula, lesquelles avaient pourtant donné des résultats spectaculaires.
  4. Le volume de fumée dégagé atteignit de telles proportions que l’aéroport de Singapour (1500 km à l’ouest de la zone incendiée) fut fermé pendant plusieurs jours !
  5. On soulignera le rôle incitatif majeur des multinationales forestières dans le déboisement en vue de produire des cultures d’exportation destinées à soutenir leurs activités. Et les changements des habitudes alimentaires liés au développement spectaculaire de la Chine font qu’elle est devenue le premier importateur mondial de soja et de maïs, ce afin d’alimenter un cheptel porcin en croissance incessante.
  6. C’est ainsi que l’on explique l’apparition de graves affections virales, comme la maladie Ebola : des chauves-souris sont les porteurs « sains » du virus qui la provoque chez l’homme.