Pêche : le grand gâchis

Pour trois poissons pêchés, un n’arrivera jamais dans votre assiette. C’est l’amer constat de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En effet, 35 % des poissons pêchés sont rejetés en mer : un quart de ces pertes sont des prises accidentelles ou des rejets, surtout de la part des chalutiers qui rejettent dans la mer les poissons morts parce qu’ils sont trop petits ou ne correspondent pas à l’espèce voulue. Toutefois, la majeure partie des pertes sont liées à des équipements de réfrigération défectueux : pourris, les poissons sont jetés en mer ! À la suite d’une décision de la Commission européenne, il est interdit depuis le 1er janvier 2015 de rejeter à la mer certains poissons jugés trop petits, car interdits à la vente. Cette interdiction sera étendue en 2019 à l’ensemble des espèces sous quotas. Depuis 1961, l’augmentation annuelle de la consommation mondiale de poisson a été deux fois plus grande que l’augmentation de la population elle-même. De plus, un tiers des réserves de poissons dans le monde était surexploité en 2015 (contre 10 % en 1974)
Italie : la vaccination entre hypocrisie et démagogie
L’arrivée au pouvoir en Italie de mouvements populistes entraîne avec elle toutes sortes de mesures. Depuis la rentrée 2017, au nom de la protection des enfants qui ne peuvent pas être vaccinés pour des raisons médicales, les vaccins contre dix maladies (tétanos, poliomyélite, rougeole…) sont obligatoires pour l’entrée en crèche ou en maternelle. Les parents des enfants de 6 à 16 ans non vaccinés risquent jusqu
Du nouveau dans le domaine des rayons X
Chaque été, depuis plusieurs années, l’Institut national d’astrophysique de Milan ouvre ses portes à des étudiants des lycées voisins afin qu’ils participent aux travaux des chercheurs. Six jeunes apprentis astronomes avaient pour tâche d’étudier 200 sources de rayonnement X sur près de 500 000 sources de rayons X variables que recense le catalogue Extras. L’objectif était d’identifier les caractéristiques de celles qui n’auraient pas encore été étudiées. Ce que les astronomes en herbe ont isolé provient d’un groupe d’étoiles de la constellation du Sagittaire, située à quelque 17000 années-lumière de la Terre.
Test génétique pour prévenir du cancer du sein
Un test génétique dénommé Oncotype DX permettrait d’épargner une chimiothérapie, et donc les effets secondaires de ce traitement (nausées, perte des cheveux…), chez deux tiers des patientes – plusieurs milliers en France – atteintes de la forme la plus commune de cancer du sein, celle à la fois localisée, hormono-dépendante et influencée par les oestrogènes et sans envahissement ganglionnaire. Évoquée lors du congrès mondial sur la cancer de Chicago en juin 2018, cette information est a mettre en perspective. En effet, on observe depuis ces dernières années une baisse du nombre de prescription de chimiothérapie en cas de score bas – score déterminé par l’indice de performance de l’OMS (de 0 : « Capable d’une activité identique à celle précédant la maladie », à 4 : « Incapable de prendre soin de lui-même, alité ou en chaise en permanence ») –, et surtout en cas de score intermédiaires, comme le souligne Suzette Delaloge, responsable du comité de pathologie mammaire à l’Institut Gustave-Roussy et spécialiste du cancer du sein, a propos de cette annonce.

